lovegame
extrait.O2

sac d'appareillage citadin, alors : dans des caméras opaques surgirent les derniers films-actions dans des bruits sinistres d'ondulateur de temps passager. elle toucha du bout de ses gants sexuels les ondes arquées des simulateurs dermiques en fonctionnement et s'ouvrirent des champs entiers de divinations désabusées. sa bouche tourna dans son visage. alors elle traversa à nouveau la place cou. verte de sexes-éponges lunaires, et titubant entre les flaques gelées des scarabées urinaires simulés, elle prit la rue dans le sens inversé des arpenteurs circulaires. nul bruit. le dehors de la ville-monstre s'amorçait lentement de ses dards entre ses reins. elle tira son sac contre sa bouche et vomit dans celle, ouverte, de l'animal respirant se désagrégeant aux contacts des humidités intestines de l'air ambiant. l'animal débrancha le sac et caressa ses tempes salivées dans le pourtour de ses dents effilées, et elle siffla la nuit dans l'oscillation des surfaces. l'animal remit sa langue dans le sac, alors elle ouvrit la portière-commande de sa voiture, et ramena ses jambes contre son front et agitant des lueurs bleues entre les tiges-métal des oscil- lateurs concernés, l'animal-truie reglissa dans les tuyaux sexuels des inflammations désertiques : elle fit un pas dans le sol, le désert avan. çait entre ses jambes et l'animal-truie cria deux fois dans les lueurs troubles déclinantes des crépuscules illuminés. la voiture se retira dans les creux imprimés d'une onde apparue. alors tout fut écla- boussures et lumières et acharnements d'une idée et elle réarma ses scarabées dans les zones-feux pointées d'arpents zéros, puis descendant dans les tunnels de simulateurs de conscience, elle prit l'animal entre ses seins et agita son sac comme un trophée : l'animal ramena sa peau contre ses flancs