trash-tragedia
extrait.O2

l’un dans l’œil de l’autre. Aux bleus nus sous tes yeux rétractiles. Marbrés longeant le sol au degré trouble étiré rouge des fantasmes et des crises et des cris, longeant le mur jusqu’au bout.

« Et tu es là. »


Elle. Gît en robes de lames roses hyper-dorées déchirées sous les genoux, les talons plantés dans l’œil. Ramasse le gant lourd de l’enfant qui la suit. Embrasse la caméra, rejouant la première scène du bain.

Syndromatiquement irresponsable. J’ai 24 ans, cette nuit sans trace. Eprouvée, désapprouvant déjà la première idée. Glauque et sale. Celle de l’hôtel dans la nuit. Je te descendrai dans la nuit. Crois-moi. Cris. Baignoires basculées baignant toutes traces bues sous les butoirs, je te balance quand tu veux. Ordures, idiomes, tremblements : balancements flasques des peaux sous acide. Ma tête brûle sous l’idée.


La nuit. La nuit, je t’aime sous l’idée. Celle de ton meurtre dans la baignoire. Elle pense : lui. Agite-moi sous l’eau - phase une rallongeant mon désir, plongeant sous bain acide. Sous les dents, sous ma bouche, sur ta peau étirée s’allongeant sous le désir que j’ai de ton odeur, tes marques, ton sperme. Vacarmes rallongés de cibles-ordures. Un flash : des orgies-écrans saccageant en désordres, flanqués de gouttes de sang acide dans la luminescence sourde du vent et des vacarmes de ton sang sous mes doigts, et le sol rouge. Etrangement abrité de lumières raclant la nuit dans l’hôtel. Et dans l’hôtel, elle - brûle.